Rachida Dati à Toulouse : « La Taxe Carbone sera compensée à 100% par des baisses d’impôt sur le revenu et des chèques verts »
C’est massivement que les militants de l’UMP se sont rendus à l’hôtel Palladia, le 22 Octobre dernier, pour assister à une conférence consacrée à la Taxe Carbone. Malgré un emploi du temps surchargé, Rachida Dati a accepté « avec joie l’invitation de Christine de Veyrac, qui est une députée que je connaissais quand j’étais Ministre, et une amie que j’ai appris à apprécier au Parlement européen. »
L’élue parisienne a également salué le travail de la nouvelle Secrétaire départementale, Chantal Dounot-Sobraques, ainsi que l’engagement de Brigitte Barèges dans le combat des régionales.

Christine de Veyrac a ouvert la rencontre en rappelant le courage de l’ancienne Garde des Sceaux, qui a osé s’attaquer à la carte judiciaire : « Il y a ceux qui parlent et ceux qui agissent… Rachida appartient incontestablement à la 2ème catégorie ! » Elle a aussi témoigné de « l’activisme » de Rachida Dati au Parlement européen, qui, « sur chaque sujet important intervient, interpelle, et relaie les positions de la France ! »
L’eurodéputée d’Ile-de-France a débuté sa conférence par un constat : la réalité du changement climatique et des catastrophes qu’il provoque, comme récemment les inondations aux Philippines et leur bilan catastrophique de plus de 2000 morts. D’où l’urgence de réduire les gaz à effet de serre et leur impact sur le réchauffement de la terre. Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, de nombreuses mesures ont été prises en faveur de l’écologie : de la création d’un ministère d’Etat du Développement Durable au Grenelle de l’environnement, sans oublier le « Paquet Energie Climat » adopté par les pays de l’Union Européenne, grande victoire de la Présidence Française… L’écologie est au cœur des préoccupations gouvernementales, comme en témoigne le projet de taxe carbone, un engagement pris lors de la campagne des présidentielles quand Nicolas Sarkozy a signé le pacte de Nicolas Hulot, tout comme Ségolène Royal… qui conteste aujourd’hui cette mesure sur laquelle elle s’était pourtant engagée !
« La Taxe Carbonne vise à responsabiliser les pollueurs tout en récompensant les comportements vertueux, » résume Rachid Dati. Cette taxe, dont des modèles similaires ont déjà été adoptés par des pays comme la Suède, le Danemark, et bientôt l’Allemagne, ne sera que faiblement acquittée par ceux qui modifieront leurs comportements et utiliseront par exemple plus d’énergies renouvelables et moins d’énergies émettrices en CO2. En outre, chaque ménage bénéficiera d’une baisse de l’impôt sur le revenu ou, s’il n’est pas imposable, d’un chèque vert : la taxe carbone sera ainsi compensée à 100% pour les ménages, mais aussi pour les entreprises (suppression de la taxe professionnelle).Rachida Dati a rappelé que cette taxe s’appliquerait sur les énergies fossiles, mais pas sur l’électricité, qui est principalement d’origine nucléaire (non polluante donc) en France.
Plusieurs intervenants ont cependant fait part de leurs interrogations quant aux risques de distorsion de concurrence entre les entreprises françaises assujetties à cette taxe, et les autres entreprises européennes, ou hors Union européenne.
Rachida Dati a expliqué que la France promouvait l’instauration de cette taxe à l’intérieur de l’Union, mais aussi aux frontières de l’Union, en affirmant que si après le sommet de Copenhague, il ne ressortait pas d’engagement mondial fort en faveur de l’environnement, l’Union européenne devrait instaurer une taxe carbone à ses frontières pour pénaliser les pays s’affranchissant de tout effort.
D’autres questions ont porté sur le coût de cette mesure pour les ménages vivant en milieu rural, et contraints d’utiliser la voiture. L’ex Garde des Sceaux s’est montrée très claire : la compensation financière que les ménages toucheront sera différenciée selon que l’on habite en zone rurale (où elle sera plus élevée) ou urbaine. De même, Christine de Veyrac a rappelé qu’elle serait aussi différenciée en fonction de la taille des familles.
D’autres enfin, comme le Vice-président de France Ecologie, Pierre Cabaret, se sont interrogés sur le fait que que ces mesures pourraient finir par détourner les gens de l’écologie. Rachida Dati s’est montrée rassurante en prônant une écologie plus réaliste que celle vantée par la gauche : « Le but de la droite ce n’est pas d’évoluer vers la décroissance, à travers des mesures uniquement punitives… c’est d’évoluer vers une croissance et un développement durable ! »
La conférence s’est achevée par une longue séance photo avec les adhérents, séance à laquelle Rachida Dati, et sa collaboratrice Alexandra, se sont prêtées avec gentillesse et simplicité.